NOUS, BLESSÉS PAR DES GRENADES ET DES LANCEURS DE BALLES DE DEFENSE

NOUS, personnes blessées et mutilées par le Lanceur de Balles de Défense de 40 millimètres,

Nous, personnes blessées et mutilées par des grenades GLI F4 et de désencerclement (DMP),

Nous, personnes proches et soutiens de personnes blessées et mutilées par des armes de police,

Nous, avocat(e)s portant les plaintes et requêtes de personnes gravement blessées par des armes de police devant les juridictions pénales, civiles et administratives,

DÉNONÇONS

 

Philippe                                                                                      

A M. Le Maire d’Azé.

C'est en qualité de petit fils de M. François J. inhumé au cimetière d’Azé et ancien combattant de la

guerre 14/18 que je m'adresse à vous.

En passant cet été au cimetière d'Azé, accompagné de ma mère, fille de

François, nous avons découvert votre appel à se faire connaître.

En tout état de cause, j'aurais aimé avec votre accord, dire ces quelques mots:

En ce centenaire de la fin de la guerre il est impérieux de célébrer la mémoire de ces

combattants, et en ce qui me concerne la mémoire de mon grand-père, grand père que j'ai

connu.

Au début 1917, au sein du 227ème régiment d'infanterie il montait en première ligne sur

le front de Verdun, dont la sanglante bataille du Chemin des Dames lors de laquelle

270.000 Français sont morts en 24 jours.

Mon grand-père est revenu de cette guerre, presque neuf millions de combattants des

deux camps n'ont pas eu cette chance!

Ces hommes issus bien souvent de conditions sociales modestes n'ont pas eu le choix: il

fallait combattre au nom des couleurs.

Mon oncle M. Paul J., fils de François, a recueilli ces mots suivants auprès de son

père:

"François Jambu a dit avoir fait un parapet avec des soldats morts au moment de

l'invasion allemande en Belgique ; a dit aussi avoir vu des soldats français fusillés devant

les troupes sur un plateau."

Il est bien évident que mon grand-père fait référence au plateau de Craonne et aux

mutins de 1917 fusillés pour l'exemple. La chanson de Craonne en témoigne. Ces mutins du

Chemin des Dames refusent de continuer à servir de "chair à canon" et manifestent leur

exaspération face à des offensives meurtrières, provoquant des sacrifices inutiles. Des

exécutions ont également eu lieu dans l'armée allemande. Cent ans après cet évènement

dramatique, ces fusillés n'ont toujours pas été réhabilités. Ils doivent réintégrer

aujourd'hui pleinement notre mémoire collective nationale.

Que ces commémorations délivrent un message de paix vers les générations futures.

Avec mes remerciements, je vous prie M. Le Maire de faire lire ma lettre lors de la

cérémonie, ceci en la mémoire de mon grand-père.

Recevez M. Le Maire l'expression de mes respectueuses salutations.

Ph. C.

Au nom du protocole, cette lettre n'a finalement pas été lue !!!

 

 Au moment où vont se tenir les cérémonies du Centenaire de la fin de la première guerre mondiale et qu’Emmanuel Macron, président de la république refait l’histoire, il est nécessaire de rappeler certains faits. 

D'abord le bilan terrible : 18,6 millions de morts (9.7 millions de militaires tués, 8.9 millions de victimes civiles tuées et 21 millions de blessés pour une vingtaine de pays engagés) 

Pour la France, 1.397.800 soldats et 300.000 civils ont péri et 4.266.000 blessés. 

Parmi toutes ces victimes, aucun des Maréchaux que le président Macron s'apprête à honorer, tentant lamentablement au passage de redorer l'image de l'infâme Pétain qui organisa la terrible répression des mutineries et en 1940 livra la France à Hitler. 

C'est la classe ouvrière, la paysannerie qui servit essentiellement de chair à canon pour ce règlement de compte monstrueux entre capitalistes ; 

Anatole FRANCE écrivait fort justement « On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels ». 

Pour rendre l'hommage qu'ils et elles méritent, l’Union départementale CGT des Bouches du Rhône appelle les organisations de la CGT, leurs militants et les travailleurs à participer aux Cérémonies commémoratives, pour rétablir la vérité sur cette terrible boucherie que fut ce premier conflit mondial et clamer haut et fort " NON A LA GUERRE ». 

Marseille, le 8 novembre 2018 

La destruction violente des communs de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes par le

gouvernement français est un acte infâme et révoltant. L’actuelle offensive policière, menée

par plusieurs milliers de gendarmes et de CRS, avec engins blindés et hélicoptères n’est que

l’exercice de la violence étatique la plus pure contre un ensemble de pratiques collectives en

cours ou en gestation, dont les fragiles conditions matérielles (bâtiments, lieux de réunion,

outils de travail, troupeaux) sont anéanties par les bulldozers et les escouades policières.

Dès la première journée d’assaut contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la destruction

de la ferme des « cents noms » constituait une véritable déclaration de guerre sociale et

politique. La destruction de ce lieu ne s’imposait nullement au regard des critères invoqués

par le gouvernement dans sa « communication ». Nicole Klein, préfète des pays de Loire,

justifie l’opération policière en prétendant que les « cents noms » n’avaient pas déposé de

projet agricole. Ce qui est de toute évidence faux : les habitants de cette ferme étaient porteurs

d’un projet agricole alternatif et certains d’entre eux avaient déposé une demande de

régularisation.