FNARS

OBSERVATOIRE DU DROIT A LA SANTE DES ETRANGERS

SECOURS CATHOLIQUE - CARITAS FRANCE


Communiqué de presse / 13 février 2017

Réforme de la protection universelle maladie (PUMa)

Le gouvernement organise un durcissement sans précédent de l'accès à l'assurance maladie pour les étrangers

résidant légalement en France

Au prétexte de la réforme dite de la « Protection universelle maladie (PUMa) », entrée en vigueur il y a plus d’un an, le gouvernement s’apprête à remettre en cause les règles établies depuis la réforme CMU de 1999. Un arrêté réduisant la liste des titres et documents qui autorisent les personnes étrangères à bénéficier de l'assurance maladie est en effet sur le point d’être pris.

Malgré des alertes réitérées (1), vont désormais être exclues les personnes disposant d’un récépissé de demande de titre de séjour ou d'autres documents nominatifs remis par les préfectures et attestant de démarches en cours (2). Or, les préfectures multiplient précisément la délivrance de ces documents de séjour précaires (3).

 

Mon si Cher Marc,

mon Ami, mon Camarade,

Je t'appelle et tu ne réponds pas. "C'est l'appareil à enregistrer; nous vivons une

époque moderne.”

C'est le message de son répondeur téléphonique et le même texte, en picard,

quand on appelait à Beaucamps: signe de son profond attachement à la Région

qui l'a vu naître et vivre, la Picardie, à Beaucamps donc où il a grandi, puis à

Chaumont en Vexin et à Beauvais, dans l'Oise, où ils s'étaient installés avec

notre Chère Josée, son Epouse, où il a fait la classe.

Publié le vendredi 9 septembre 2016 sur http://www.sudeducation.org/Nous-ne-voulons-pas-enseigner-la.html

La solidarité comme boussole

Des attentats ignobles

Après la tuerie de Charlie Hebdo et le carnage du 13 novembre dernier, l’autoproclamé « Etat islamique » a revendiqué plusieurs attentats cet été sur le territoire français. Le 13 juin un commandant de police et sa compagne étaient assassiné-e-s chez eux. Le 14 juillet à Nice, 86 personnes ont été tuées et 434 blessées suite à une attaque au camion-bélier. Le 26 juillet, deux personnes dont un prêtre ont été assassinées dans une église de Saint-Etienne-Du-Rouvray. Nous exprimons notre plus grande solidarité humaine aux blessé-e-s et aux proches des victimes.

Nous condamnons de toutes nos forces ces attaques, leurs instigateur/trices et celles et ceux qui revendiquent ces attentats. “DAECH”, “l’Etat islamiste”, est une organisation djihadiste salafiste fanatique. Son projet politique, au nom d’un fondamentalisme islamiste, vise à instaurer dans l’ensemble du monde dit “arabo-musulman” un état totalitaire qui s’apparente au fascisme. Tout, dans ce projet et dans cette organisation, est en opposition complète aux valeurs qui animent notre action syndicale : la raison, la solidarité, la justice, la démocratie. Nous partageons pleinement l’émotion que ces événements dramatiques peuvent susciter. Mais ce sont ces valeurs qui doivent continuer à guider notre action dans ces circonstances si difficiles.

Thomas Piketty, Alain Badiou ou Frédéric Lordon, des intellectuels de renom signent un mot d’ordre lancé par des étudiants et des professeurs : accueillir dans les écoles et universités tous ceux qui fuient les guerres, persécutions ou désastres économiques et environnementaux.
Ils ferment les frontières, ouvrons nos écoles!...
Nous prenons acte de l’impuissance de l’Europe à mettre en place des politiques d’accueil respectant la dignité et l’intégrité des exilés. Nous constatons les pratiques déshumanisantes des pouvoirs publics qui refusent de considérer ces femmes et ces hommes comme des individus animés de projets et de désirs, mais parlent de flux, de chiffres, de menaces, au mieux de potentiels, qu’il faudrait gérer, optimiser, contenir. Nous avons été les témoins de la logique d’attente interminable qui dépossède, à petit feu, les demandeurs d’asile de tout rêve et de tout espoir. Et parce qu’il est scandaleux de rester indifférent face au pourrissement des existences que produisent ces politiques, parce qu’il est intolérable de ne pas réagir face au manque de moyens destinés à assurer une vie décente sur le territoire d’installation, il nous semble nécessaire aujourd’hui d’appeler à une nouvelle conception de l’accueil.