On s'interroge souvent sur les raisons qui rendent nos directions syndicales si frileuses, si complaisantes même et cela sans même parler de la CFDT qui a définitivement fait le choix d'accompagner le patronat et les gouvernements successifs dans ces contre- réformes. Il y a bien sûr un fonctionnement de plus en plus bureaucratisé avec des permanents devenus des "professionnels" du syndicalisme, si éloignés de la base et plus soucieux qu'autre chose de préserver leur petite parcelle de pouvoir. Un fonctionnement qui a quasi fait disparaître les Assemblées Générales décisionnelles. Des syndicats encore englués dans un dialogue social qui n'est qu'un leurre pour faire passer des pilules de plus en plus amères. Et certainement avons-nous notre part de responsabilité. Dans ce domaine, comme dans tous les autres, sans doute avons-nous les syndicats que nous méritons. Aussi y a-t-il urgence à se réinvestir pour reprendre en main nos outils confisqués!

Pierre Torres était à Rakka (Syrie) quand le pouvoir de Daech s'est imposé; il raconte dans son livre "Jeunesses en révolution” (Ed. La Découverte). Très vite, les milices contrôlent tous les points d'accès et en profitent pour prélever des commissions et des taxes. Mais pas le futur "Etat islamique". Naïve, une partie de la population croit y voir la preuve de "leur rigueur religieuse”. La vérité est tout autre: Daech n'a pas besoin de recourir à ces pratiques impopulaires car l'argent venu du Golf coule à flot!

Il en est de même pour le Front National qui se prétend "anti- système", souvenons-nous de l'affiche "Tête haute, mains propres”. Mais là aussi, le vernis est trompeur.

Rarement on nous aura autant serinés avec une nouvelle aussi dérisoire: Emmanuel Macron a créé son mouvement "En marche!" La machine à décerveler tourne à plein régime. Regardons-y de plus près en effet:

Cette initiative est le fait de l'ambition démesurée d'un jeune homme, pur produit de l'école privée, qui s'est construit entre les sphères dirigeantes de la banque Rothschild et les cabinets ministériels. Quant à l'efficacité du bonhomme, jugez plutôt: le cabinet panaméen Mossack Fonseca a domicilié, entre 1977 et 2O15, 214 488 sociétés et lui, ministre de l'économie, ne s'est aperçu de rien!...