Ouf! Nous en sommes sortis! Et ce fut une véritable épreuve, épreuve au sens littéral comme nous le rappelle le dictionnaire Larousse, c'est à dire "... une difficulté qui éprouve le courage de quelqu'un,  qui provoque chez lui de la  souffrance : Il a dû surmonter beaucoup d'épreuves." Et que d'épreuves olympiques il nous a fallu supporter... jusqu'à la nausée.

Quand les fous de dieu continuent leurs actes macabres, le spectacle donné par nos "élites" (ainsi aiment-ils s'envisager...) devient de plus en plus affligeant et encore le mot est-il sans doute bien faible.

 Et les gloussements et rodomontades viennent de tous les côtés! Ne relevons que l'exemple de la joute opposant Christian Estrosi, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et tout juste ex-Maire LR de Nice mais toujours 1er adjoint chargé de la Sécurité de la ville, et Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur:

Quel unanimisme! Michel Rocard, ancien premier ministre, et Elie Wiesel, écrivain et prix Nobel de la paix, ont dû succomber une seconde fois étouffés par les louanges et gare à ceux qui auraient osé un propos discordant!

Et bien pour notre part, nous allons chahuter une fois encore.

Balancez moi des pierres, jetez moi de l'huile bouillante, dégradez moi, bannissez-moi, condamnez-moi à une peine plancher, retirez moi la nationalité française, expulsez moi dans un charter pour moi tout seul, traîtez moi de décadents, de PD...: je n'aime pas l’Euro de foot!

Je n'arrive pas à me passionner, pas même à m'intéresser. Je ne rêve pas d'un écran plat pour regarder les matchs. Je souhaite que l'équipe de France soit éliminée au plus vite: qu'on en finisse! J'exige que l'on nomme Domenech sélectionneur à vie. Je trouve indécent que l'on paye des millions d'euros quelques types, applaudis par des miséreux, uniquement pour tâper dans un ballon.

La loi dite El Khomri est déjà une violence en soi puisqu'il s'agit de lancer le dépeçage * du Code du Travail réunissant des droits obtenus au prix de luttes acharnées. En particulier, "l'inversion de la hiérarchie des normes" va renvoyer le salarié au niveau de l'entreprise, c'est à dire le lieu de l'exploitation, là encore où le rapport de force lui est généralement le plus défavorable et où il sera seul et isolé, sans plus la loi pour le protéger. Cette absence de normes réglementaires va aussi encourager un véritable dumping social au sein de chaque branche. La volonté de toujours faire baisser le coût du travail risque ainsi de se généraliser. Pour le patronat, il n'y aura plus besoin d'expatrier ses activités pour organiser une baisse généralisée des droits des salariés.