Certes, nous ne croyons pas en l'homme providentiel et rien ne pourra changer sans nos luttes collectives et déterminées; 

certes, nous ne pouvons que nous méfier des promesses électorales si vite oubliées, trahies... dès le lendemain des élections; 
certes Mélenchon n'est pas un perdreau de l'année et son programme présente, à nos yeux, bien des limites fondamentales. Ainsi on ne pourra faire l'économie de la rupture avec le capitalisme sous prétexte d'une révision des traités européens... 


Il n'empêche que dans une société qui semblait il y a peu de temps encore totalement et désespérément bloquée, qui semblait avoir viré à droite toute... la possibilité de retrouver le candidat de la France insoumise eu second tour serait une belle surprise et un sacré tremblement de terre!

D'autant plus que son programme contient des mesures authentiquement de gauche et qu'il s'agirait aussi d'échapper à des futurs cauchemardesques: 
- la corruption de Fillon entièrement au service de l'austérité et de l'intégrisme catholique;

- le néo- fascisme de Le Pen tout aussi corrompue de plus; 

- l'ultra- libéralisme de Macron, candidat quasi- officiel de la Commission européenne. 
Dès lors, il serait tactiquement utile, utilisons ce mot puisque le vote devrait, semble-t-il, être désormais utile dès le premier tour, que l'ensemble des candidats de gauche (Arthaud, Hamon, Poutoux) appellent à voter Mélenchon. Hamon, lâché par son parti, n'a plus rien à perdre. Quant aux deux candidats d'extrême- gauche, ils étaient candidats pour témoigner, ceci fait, ils n'ont plus rien à gagner. 
Mais à Mélenchon aussi de tendre la main, pourquoi pas en intégrant des points des programmes des uns et des autres. Mais encore du point de vue du financement des partis politiques: le résultat à la présidentielle est souvent le tremplin pour les législatives qui servent de base de calcul à ce financement. La France insoumise pourrait ainsi s'engager à reverser une part de ses futures subventions publiques à ceux- là qui auraient contribué à  sa victoire. 
Voici qui aurait à de la gueule, non ?  Il nous resterait enfin à enclencher les mobilisations indispensables pour imposer de véritables ruptures. La révolution quoi!...  Nous en salivons par avance. Rêvons, rêvons...

Beauvais, le 20  avril  2017