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Le naturel a fait craquer l'armure: Fillon est un vrai type de gauche! Il n'a cessé de militer pour des salaires décents, une réduction massive du temps de travail, voire le droit au travail fictif pour tous: Pénélope peut en témoigner! Pour faire de la jeunesse une priorité: ses enfants peuvent en témoigner!

Revenons aux choses sérieuses! Fillon a gagné les primaires de la réaction en s'appuyant sur deux piliers: l'exemplarité et l'urgence d'économiser drastiquement l'argent public! Il n'est donc qu'un menteur, un manipulateur et un voleur! Il faut dire qu'il a dû beaucoup apprendre à l'école de Sarkozy.

 

Ses moyens de défense sont d'ailleurs dérisoires. Ces jours derniers: dénoncer un complot institutionnel! C'est bien connu en effet, Le Canard Enchaîné, seul grand média à refuser toute publicité, toute subvention... est entièrement sous la coupe du gouvernement. C'est oublier aussi que sa principale accusatrice n'est personne d'autre que son épouse! Bref, pitoyable! Fillon n'a plus désormais qu'à se retirer piteusement avant, espérons-le, la case condamnation. Grillé le poulet de Bresse!
Et un de plus!...Hollande, Valls... à la trappe!

La faible participation aux primaires de la majorité gouvernementale a représenté un désaveu cinglant : qui  s'en plaindra et comment aurait-il pu en être autrement après des années de trahisons, de politiques au service du grand patronat ?... Quant à la victoire de Benoit Hamon, elle risque bien de sonner le glas du PS. Les supporters de Valls, au mieux, ne feront pas campagne pour lui ou, au pire, sont d'ores et déjà prêts à passer chez Macron qui pourtant les méprise du haut de ses sondages encourageants. Quant au vainqueur, même s'il a quelque peu "gauchisé" son discours pour l'occasion, il est bien difficile d'oublier qu'il fut longtemps un ministre docile de Hollande militant pour le remplacement de J.M. Ayrault par Valls . Nous voyons mal, de plus, en quoi ses propositions pourraient, ne serait-ce qu'un peu, enrayer l'emballement vers le pire de notre société.
D'ailleurs, et en toute logique, l'idée de se réclamer de l'anti- capitalisme ne l'effleure même pas. Cela même s'il faut lui reconnaître quelques propos courageux dont celui de remettre un peu l'utopie à l'ordre du jour.
Pourtant cette rupture avec ce système inique est-elle urgence et nécessité absolue. Sans cette révolution, toute politique ne peut relever que de l'impuissance. 
Des bilans effrayants sont venus étayer cette analyse. Ne relevons que l'essentiel:
L'OCDE même le reconnaît, les inégalités de revenu sont à leur plus haut niveau depuis 30 ans et les écarts de richesse à des niveaux historiques. Les huit hommes les plus fortunés de la planète détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, ce qui représente 3,6 milliards de personnes (ONG britannique Oxfam). Jamais ce décalage n'avait été aussi important. La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. Selon l'étude, 21 milliardaires possédaient autant que les 40% les plus pauvres de la population française en 2016. Dans l'Hexagone, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales. Les inégalités scolaires, d'accès au soin... ne cessent elles aussi de se creuser.
Quant à la biodiversité, tous les indicateurs sont dans le rouge et ces derniers jours ont vu tomber l'annonce de la fin programmée de nos cousins les singes. Exigeons pour eux un droit à l'existence!
Il n'empêche que la déconfiture de la droite représente une opportunité inespérée. Le devoir des candidats "alternatifs", de l'extrême gauche aux Verts, serait donc de se retrouver dans un programme d'union, en s'appuyant sur des Assemblées Générales citoyennes,  pour espérer atteindre le second tour et écarter ainsi la probabilité d'un duel Le Pen/ Macron. Quant au candidat retenu et puisqu'ils ne devraient pas croire à l'homme providentiel, qu'il le désigne par un tirage au sort. Ou que le choix se porte sur Nathalie Arthaud pour qu'enfin une femme puisse accéder à la présidence. Cela aurait de la gueule, non ? Malheureusement égos et intérêts de parti risquent de briser ce rêve. 

 

Beauvais, le 05  février  2017