Shimon Pérès est décédé ce 28 septembre en Israël, à l'âge de 93 ans. La crédibilité des prix Nobel était déjà très écornée; sans doute a-t-elle reçu le coup de grâce quand le Nobel de la paix fut attribué, en 1994, à Shimon Pérès avec Yasser Arafat et Itzhak Rabin.

Certes, Pérès se réclama du socialisme des pionniers juifs. Mais que des politiques se prétendant de gauche appliquent des politiques de droite, nous sommes bien placés en France pour savoir que c'est monnaie courante.
Arrivé en enfant en Palestine alors sous mandat britannique, il fut rapidement un acteur majeur de l'entreprise sioniste revenant à annexer une terre qui n'était évidemment pas déserte d'habitants: une véritable confiscation en fait de la terre du peuple palestinien.

 

Il fut ensuite celui qui constitua l'imposant et implacable matériel militaire du jeune Etat d'Israël. Jusqu'à la constitution, à la fin des années 50 et avec l'aide déterminante de la France, d'un arsenal nucléaire dont l'existence officielle continue d'être "ignorée" par tous les officiels, le tolérant et le cautionnant ainsi.
Quant à l'initiative qui lui valut le Nobel de la Paix, les accords d'Oslo, le temps passant, ils n'ont cessé de montrer toujours davantage leur vrai visage, un véritable piège pour les palestiniens: c'est à dire, proclamer tout à fait virtuellement et hypocritement, le principe d'un Etat palestinien et, dans les faits, en empêcher totalement la concrétisation et la viabilité par une politique de colonisation massive et brutale morcelant en confettis les terres palestiniennes.

Mais le pire reproche à faire à Pérès est sans doute qu'en soutenant les politiques les plus extrêmes du Likoud principalement, y participant même avec zèle, il a quasiment tué la gauche israélienne!

Dès lors, et sans nous substituer aux Citoyens de ces peuples, nous pensons que l'existence d'un seul Etat démocratique et laïque est devenue la seule possibilité de paix et de justice, avec trois préalables fondamentaux:

- la fin de la colonisation et le démantèlement des colonies

- le retour des réfugiés

- des élections démocratiques s'appuyant sur le principe un Homme (une Femme) = une voix. Ce principe démocratique a été appliqué et a fait ses preuves, sans violence, en Afrique du Sud pour jeter à bas l'Apartheid.

Et ces jours, Le CHAHUT, journal fabriqué en Picardie, est une publication d'Alep (Syrie): Alep, ville martyre ! Sans être angéliques, parmi les rebelles figurent des djihadistes de la pire espèce, nous ne pouvons qu'être horrifiés par la méthode russe déjà appliquée il y a quelques années à Grozny (Tchétchénie) consistant à raser totalement une ville avec en prime aujourd'hui le test en réel de nouvelles bombes perforantes! Et combien de civils, dont de nombreux enfants, pris au piège, massacrés ?...

Saluons enfin la fin (provisoire) de la lutte des CONTI, débutée au printemps 2009 et dont le clap de fin a pris la forme, ce week- end, d'une fête populaire à Margny-lès-Compiègne (60). Certes l'usine a été fermée mais les actionnaires ont dû lâcher beaucoup plus qu'ils n'espéraient, en fric et en terme d'image, et la dignité des ouvriers a été sauve! Reprenons pour finir les mots de Xavier MATHIEU"Je vais faire un voeu: je voudrais que ce ne soit pas la dernière. J'aimerais qu'il y ait un cortège de Conti à Amiens, le 19 octobre, pour soutenir les ouvriers de Goodyear condamnés et dire qu'on est avec eux." (voir aussi dans notre rubrique "Nos rencards/ Agir")     

Beauvais, le 4  octobre  2016