Billet coup de poing 25                                                                                                               

  Je suis pleinement rassuré!...

 

 

La mort de Chirac et le traitement médiatique qui en a été fait m'ont pleinement rassuré: une fois 6 pieds sous terre, je serai un vrai chic type, un super man même! Et il en sera ainsi pour l'éternité, de quoi effacer pour de bon tous les défauts et travers qui étaient les miens! Aucune mémoire n'y résistera! Bref, une éternité heureuse!

 

Car enfn, Chirac fut, en vrac, un tueur en politique! En a-t-il écarté, écrabouillé, liquidé, trahi... des rivaux, des adversaires pour parvenir à la plus haute marche! Certes il a été trahi plus qu'à son tour (Balladur, Sarko...) mais ce n'est pas une raison. Peut- être même un tueur tout court: avec le SAC (Service d'Action Civique!... tu parles!), officine de la droite d'alors et composée des pires barbouzes, il aurait au moins donné son feu vert pour "suicider" Robert BOULIN.
Quant à la mairie de Paris, au cours de ces longues années où il fut maire, elle était devenue un lieu de dépenses somptueuses, de détournements de fonds public, d'emplois fictifs...et sans nul doute ne savons- nous pas tout!

Enfin, le long de sa carrière, il n'a cessé de tenir des promesses qu'il n'a jamais tenues au point d'être appelé par toute la France, à la fin de son premier septennat, "Super Menteur”; sans la nullité de Jospin qui trouva le moyen de se faire doubler par Le Pen pour le second tour de la présidentielle, jamais il n'aurait été réélu!

Finalement réélu avec une grande part de voix de gauche, il avait promis d'en tenir compte pour finalement mener une politique totalement à droite! Comme auparavant, élu une première fois sur le thème de la fracture sociale, il n'eut de cesse que de s'en prendre aux plus pauvres pour enrichir plus encore les plus riches et de liquider les acquis sociaux!

Mais chut! Tout cela doit être tu, effacé, réécrit... On vous le jure, et vous le répète à longueur d'antenne, de pages.... Chirac est un chic type qui aimait les gens et un grand chef d'Etat!


Beauvais, le 4 octobre  2019

 

PS/ Tous nos coups de poing passés sont à relire dans notre rubrique "Archives/ Archives du site"

Résistance, résistance!...

 

 

Alors que le mouvement des Gilets Jaunes ne veut pas s’éteindre, que depuis plusieurs semaines, les mobilisations contre les réformes Blanquer et la réforme de la Fonction publique s’amplifient, la répression se généralise de manière particulièrement inquiétante. 

 

• Sur nos lieux de travail 

Tentatives de musellement 

L’article 1 du projet de loi Blanquer vise à museler les enseignantEs.

Mais cet article n’est- il pas déjà en oeuvre:

Plusieurs directeurs et directrices d’école ont ainsi été la cible de leur hiérarchie. Le dernier cas en date est celui d’un directeur d’école de Lodève, qui a reçu une lettre de menaces de l’administration pour avoir signé une tribune contre la loi Blanquer et avoir répondu aux questions de journalistes ?

Etc, etc…

 

• Dans la rue 

La répression policière du mouvement social s’amplifie, tant à l’égard spécifiquement des lycéen-ne-s mobiliséEs et matraquéEs, voir parquéEs à genoux les mains sur la tête comme à Mantes-la-Jolie qu’à l’égard de l’ensemble de celles et ceux qui prennent part aux mouvements en cours pour la justice sociale. 

A Nice, il y a eu la militante d’ATTAC, Geneviève LEGAY, gravement blessée; le 9 mai un Camarade, Responsable de la FSU, Olivier SILLAM, violemment interpelé, placé en garde à vue et mis en examen! Il y a quelques jours une militante FO et son compagnon interpelés, mis en examen… pour avoir porté une pancarte!…

Dans l’Oise aussi, des Gilets Jaunes sont inquiétéEs, harceléEs, passeront en jugement…

Sans oublier cette ahurissante histoire concernant le commissariat de Creil (60) révélée dans Le Courrier Picard du 14 mai!

Véritablement, il faut stopper ça!…

On ne compte plus les blesséEs, mutiléEs par la police depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Lors de la manifestation du premier mai, le cortège des syndicats a dû résister à une attaque en règle de la police. La loi “anti-casseurs” récemment promulguée s’ajoute à l’arsenal judiciaire déployé pour réprimer toute contestation et criminaliser le mouvement social. 

Avec beaucoup d’autres, Le CHAHUT revendique :
— le retrait du projet de loi « anti-manifestation » ;
— l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;
— l’interdiction des armes mutilantes (LBD 40, grenades de désencerclement...) ;
— l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières

RESISTANCE, RESISTANCE !…


Beauvais, le 4 mai  2019

 

 Quand notre pays traverse une crise sociale particulièrement aiguë, qu’animer un ministère, une grande cause… devrait passionner, être considéré comme une tâche exaltante…  deux ministres ont dû être exfiltés car n’ayant plus en tête que la mairie de Paris! D’où ce mini remaniement ministériel qui a vu Macron se recroqueviller de plus en plus sur son riquiqui royaume.
Voici qui est une preuve de plus, s’il en fallait, pour nous convaincre que Macron est bien un représentant de la droite la plus dure et... bête.

Ah! Le malin! Quand la colère gronde, que la révolte a pris possession de la rue… que les inégalités et l’absence d’espoir ont fait reculer la résignation et le fatalisme… mais encore que le trouillomètre des possédants est largement passé dans le rouge… proposer un « grand débat » pour gagner du temps, faire tomber la tension, compter sur la lassitude et la naïveté de quelques- uns… en voici une idée GENIÂÂÂLE! C’est que bien- sûr il n’est pas question de lâcher quoi que ce soit. Et puis il y a tous ces privilèges sonnants et trébuchant à se partager, les cadeaux aux copains comme cochons à préserver, des rentes de situation dont on n’est pas prêt de se passer, ni même de les voir rognées si peu que ce soit.

Je ne participerai pas au "grand débat"! Cela même si je comprends le besoin fort des Citoyens d'exprimer leurs colères et leurs aspirations et pense que ce "déballage" est une bonne chose qui illustre le recul de la résignation. 

Mais au moins aurait- il fallu exiger trois conditions préalables:

- que cesse cette incroyable répression à laquelle se livre le pouvoir; on ne débat pas un révolver sur la tempe et en recevant des coups;

- que soient stoppées toutes ces contre- réformes du gouvernement (loi anti casseurs, casse de la fonction publique, contre- réforme du Bac et du Lycée, des retraites, de l'Assurance chômage, etc...) qui non seulement se poursuivent mais s'accélèrent;

- que ne soit proclamé aucun tabou: aucune mesure du début de quinquennat ne devrait être exclue d'une remise en cause et la politique menée par Macron, qui est de fait condamnée, doit radicalement changer de cap!