Le “grand débat” est censé mettre fin à la profonde crise sociale que rencontre notre pays. Une vaste escroquerie, il va de soi! Macron et ses sbires ont en effet déclaré qu’il état hors de question de “détricoter” toutes les mesures et contre- réformes adoptées depuis le début de leur règne mais encore qu’ils "garderaient le même cap” puisque leur politique est censée être la bonne et l’unique possible!

 

Dès lors, les luttes doivent se poursuivre, s’amplifier et se rejoindre! Cela sur des revendications lucides, ne souffrant d’aucune ambiguïté et visant à rompre avec le capitalisme. En particulier, il faut cesser d’abandonner le terrain de la lutte des classes pour celui, miné, des populismes. Nous n’avons rien de commun avec les idéologies d’extrême- droite. Ce qui nous fait devoir de nous adresser le plus clairement possible à celles et ceux qui se sont laissé berner pour tenter de les convaincre des manipulations dont ils sont victimes. Leur dire, en particulier, que la recherche de boucs- émissaires a toujours été le terreau de l’horreur.

Quant au pouvoir, il est mort de trouille! Ce qui montre à quel point il est vulnérable! Pour preuves, les cadeaux conséquents accordés en une vitesse record aux policiers et qui a laissé bouche bée leurs représentants syndicaux. Mais encore la violence de la répression qui s’abat sur les manifestants par une utilisation systématique de la force qui blesse, mutile… et par l’adoption de mesures législatives et réglementaires qui menacent toujours plus les libertés individuelles et collectives.

La résignation recule, le pouvoir tremble: il faut enfoncer les clous!

“ Je m’voyais déjà ” (Aznavour)

En effet, ils s’y voyaient déjà, Macron et ses petits barons: élu président de la République, hégémoniques à l’Assemblée Nationale, la gauche et la droite agonisantes, les syndicats affaiblis et mis à genou, les grands médias complices… Et oublié que le vote d’adhésion à Macron aux présidentielles avait à peine dépassé les 20 % des suffrages exprimés. Peu importe, Macron était là pour les très riches et il n’allait pas se gêner! Au feu la justice et l’égalité, même pas la peine d’y mettre les formes! La loi “ travail ” imposée par décret, la casse de la SNCF étaient les tests ultimes et … remportés! Désormais il fallait foncer, c’était même une stratégie théorisée et annoncée: prendre de vitesse l’adversaire et multiplier les fronts. Quand la lutte commence à peine à s’organiser dans un secteur, lui était déjà passé à un autre chantier de destruction.

 

Certes, le débat sur l'impôt, si inégalitaire, est plus que jamais d'actualité et notre exigence d'une réforme de fond pour un impôt juste, redistributif, au service exclusif du bien être des populations par le moyen des Services Publics entre autres... demeure au coeur de notre soif d'un monde nouveau.
Toutes ces dernières décennies pourtant, les seuls soucis des puissants ont été de dispenser les plus nantis de l'impôt et de réduire les dépenses publiques.

Le résultat est là, éloquent et terrible: l'Ecole publique, l'Université, les hôpitaux, les transports publics... sont en déshérence! Le Marseille populaire qui s'écroule sur ses habitants pauvres en est une autre preuve, terrible! Cela dans un pays qui est tout de même, ne l'oublions pas, la cinquième puissance économique du monde.

Les Cheminots poursuivent courageusement leur grève. Seuls, trop seuls! Leur lutte défend pourtant l'intérêt général! Et au- delà ce sont tous les Services Publics qui sont menacés de mort. A l'hôpital psychiatrique de St Etienne du Rouvray, près de Rouen, il a fallu une longue grève de la faim de plusieurs salariés pour arracher la création d'un service dédié à l'adolescence et une partie des postes vitaux réclamés.

Pour revenir au conflit de la SNCF, 3 points ont retenu notre attention:


 

 

 

- L'Etat s'est donc engagé à reprendre une partie de la dette à son compte. Evidemment, le plus injuste eût été que cette dette soit portée par Les Cheminots qui n'y sont strictement pour rien! N'empêche, ce remboursement va enrichir encore des actionnaires pleins aux as et dont le seul mérite aura été de spéculer. Et puis, ce sont donc les contribuables qui rembourseront et l'on sait que les plus riches échappent le plus souvent à l'impôt. Enfin, une fois cette dette effacée, les parties rentables du transport ferroviaire seront refilées au privé qui pourra à nouveau accumuler les profits!

Nous avions eu le président des riches, nous voici affublés, accablés par le président des plus riches. Même les mesures quasi homéopathiques décidées par Sarkozy sont remises en cause par Macron. Ainsi l'exit taxe qui demandait un "petit geste" aux plus riches qui se délocalisent à l'étranger, en Suisse pour l'essentiel, afin d'échapper à l'impôt, les droits de succession principalement. Une taxe qui rapportait tout de même la bagatelle d'un milliard d'euros! De fait, 42 % des cadeaux fiscaux de Macron profitent aux 5 % les plus riches! Eloquent!