Edito du CHAHUT N° 178 daté de mars/ avril 2019

“Je préfère un dictateur libéral plutôt qu'un gouvernement

démocratique manquant de libéralisme.” Fr. HAYEK (1)

 

Crier au loup ?... 

Avouons- le: peut- être avons- nous crié au loup trop souvent, utilisé avec trop de légèreté les mots “fascisme”, “dictature”, “sans précédent” ?… Et sous- estimé par la même les capacités de résistance des mouvements sociaux et leur attachement aux valeurs démocratiques fondamentales ? Pourtant, ces temps derniers, des “lignes rouges” sont franchies, brutalement, par le gouvernement Macron, sans que la prise de conscience soit à la hauteur. Il est vrai que ce pouvoir peut profiter de l’atonie de ses oppositions: le syndicalisme est incroyablement affaibli, “la gauche” divisée et démunie de cohérence idéologique, les grands médias complices et le contexte international de plus en plus marqué par l’arrivée au pouvoir de personnalités autoritaires, voire fascisantes …

C’est donc avec une solennité particulière que nous rédigeons cet édito pour dénoncer:

La loi anti- casseurs en premier lieu!

Le CHAHUT N° 177 daté de janvier/ février 2019

Plus une société est inégalitaire, plus elle devient autoritaire !

Comme chaque année, Oxfam France a dressé un bilan des inégalités: il est accablant! Des centaines de millions de personnes vivent dans une situation de pauvreté extrême alors que des profits astronomiques sont accaparés par les grandes fortunes. Le nombre de milliardaires n’a jamais été aussi élevé et leur richesse atteint aujourd’hui un niveau record. En parallèle, les personnes démunies le sont de plus en plus.

Et beaucoup de gouvernements, dont celui de Macron tout particulièrement, alimentent cette crise des inégalités. Les multinationales et les grandes fortunes sont sous-imposées, la fraude fiscale largement tolérée, voire encouragée, alors que les services publics essentiels, tels que la santé, l’éducation, souffrent d’un manque criant de financement, voire sont démantelés. Ce sont les personnes les plus pauvres qui paient le prix de ces politiques. Le coût humain est dévastateur et ce sont les femmes et les filles qui en souffrent le plus. Nous pourrions multiplier les exemples scandaleux. Contentons-nous de vous indiquer que l’an passé la fortune des milliardaires a augmenté de 900 milliards de dollars et qu’ainsi 26 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Le CHAHUT N° 175 daté d'octobre 2018

CE QUI EST AGACANT AVEC LES PAUVRES, C'EST QU'ILS SE PLAIGNENT..

... quand ils devraient être satisfaits et heureux des quelques miettes qui leur sont généreusement concédées.

Emmanuel MACRON s’en est ému et agacé déclarant lors d’une visite à Colombey les Deux Eglises : “Avec le Général (de Gaulle), on pouvait parler très librement… mais on n’avait pas le droit de se plaindre… C’était une bonne pratique… Le pays se tiendrait autrement s’il était comme ça”.

Dès lors, en homme d’action, il agit pour que ces jérémiades cessent d’importuner. 

Le CHAHUT N° 173 daté de mai - juin 2018

 

Le mouvement ouvrier a toujours promu les organisations collectives, bien conscient que l'ouvrier isolé est à la merci de toutes les exploitations: amicales, caisses de solidarité, bourses du travail, syndicats, coopératives, mutuelles... Les puissants ont les capitaux, nous avons le nombre! L'idée de service public est née de ces mêmes luttes. 

Il s'agit, comme le rappelle Henri PENA RUIZ, de “permettre à toute personne d’accéder aux biens de première nécessité. Santé, instruction et culture, accès à l’eau et à l’énergie, au transport... doivent être à la portée de tous sans que pèsent les inégalités géographiques et sociales. D’où la nécessité de services publics de caractère national, tournés exclusivement vers l’intérêt général.”

Le CHAHUT N° 172 daté de mars - avril 2018

 

Université, bac, lycée, apprentissage, formation professionnelle, statut des fonctionnaires, statut des cheminots : le gouvernement Macron a déclenché une offensive d’une ampleur inédite contre l’ensemble des droits et acquis collectifs, arrachés par les salariés. Aussi nous revient-il d’organiser la mobilisation la plus déterminée pour infliger une défaite politique à ce gouvernement !

Vers un bac maison !

Le Bac cesserait à terme d’être diplôme national et 1er grade universitaire, ayant la même valeur sur tout le territoire. Un bac “maison” , avec chaque établissement qui prendrait en charge un contrôle continu comptant pour 40% de la note et le choix de modules faisant disparaître des disciplines essentielles, le tout sur le modèle du caractère propre de l’enseignement privé. Comment s’étonner dès lors que l'APEL (Association des parents d'élèves de l'enseignement libre), bras armé de l'enseignement catholique, la voix du Vatican en matière scolaire, ait pu déclarer : “La philosophie générale de la réforme correspond assez largement à ce que l’Enseignement catholique préconise depuis des années.” Au-delà, les universités sélectionneront les bacheliers suivant des “attendus”, ce qui prépare une remise en cause du droit aux études, notamment pour les enfants des milieux populaires ; et plus encore dans les filières les plus prestigieuses. Le statut des enseignants s’en trouvera aussi profondément remodelé. Les Echos l’expliquent ainsi clairement : “… L’annualisation du temps de travail des enseignants a enfin une chance d’être inscrite au tableau.”

Remise en cause du statut de fonctionnaire