Billet coup de poing 25                                                                                                                                                                    

               Résistance, résistance!...

 

 

Alors que le mouvement des Gilets Jaunes ne veut pas s’éteindre, que depuis plusieurs semaines, les mobilisations contre les réformes Blanquer et la réforme de la Fonction publique s’amplifient, la répression se généralise de manière particulièrement inquiétante. 

 

• Sur nos lieux de travail 

Tentatives de musellement 

L’article 1 du projet de loi Blanquer vise à museler les enseignantEs.

Mais cet article n’est- il pas déjà en oeuvre:

Plusieurs directeurs et directrices d’école ont ainsi été la cible de leur hiérarchie. Le dernier cas en date est celui d’un directeur d’école de Lodève, qui a reçu une lettre de menaces de l’administration pour avoir signé une tribune contre la loi Blanquer et avoir répondu aux questions de journalistes ?

Etc, etc…

• Dans la rue 

La répression policière du mouvement social s’amplifie, tant à l’égard spécifiquement des lycéen-ne-s mobiliséEs et matraquéEs, voir parquéEs à genoux les mains sur la tête comme à Mantes-la-Jolie qu’à l’égard de l’ensemble de celles et ceux qui prennent part aux mouvements en cours pour la justice sociale. 

A Nice, il y a eu la militante d’ATTAC, Geneviève LEGAY, gravement blessée; le 9 mai un Camarade, Responsable de la FSU, Olivier SILLAM, violemment interpelé, placé en garde à vue et mis en examen! Il y a quelques jours une militante FO et son compagnon interpelés, mis en examen… pour avoir porté une pancarte!…

Dans l’Oise aussi, des Gilets Jaunes sont inquiétéEs, harceléEs, passeront en jugement…

Sans oublier cette ahurissante histoire concernant le commissariat de Creil (60) révélée dans Le Courrier Picard du 14 mai!

Véritablement, il faut stopper ça!…

On ne compte plus les blesséEs, mutiléEs par la police depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Lors de la manifestation du premier mai, le cortège des syndicats a dû résister à une attaque en règle de la police. La loi “anti-casseurs” récemment promulguée s’ajoute à l’arsenal judiciaire déployé pour réprimer toute contestation et criminaliser le mouvement social. 

Avec beaucoup d’autres, Le CHAHUT revendique :
— le retrait du projet de loi « anti-manifestation » ;
— l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;
— l’interdiction des armes mutilantes (LBD 40, grenades de désencerclement...) ;
— l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières

RESISTANCE, RESISTANCE !…


Beauvais, le 4 mai  2019

 

PS/ Tous nos coups de poing passés sont à relire dans notre rubrique "Archives/ Archives du site"