Nous avions eu le président des riches, nous voici affublés, accablés par le président des plus riches. Même les mesures quasi homéopathiques décidées par Sarkozy sont remises en cause par Macron. Ainsi l'exit taxe qui demandait un "petit geste" aux plus riches qui se délocalisent à l'étranger, en Suisse pour l'essentiel, afin d'échapper à l'impôt, les droits de succession principalement. Une taxe qui rapportait tout de même la bagatelle d'un milliard d'euros! De fait, 42 % des cadeaux fiscaux de Macron profitent aux 5 % les plus riches! Eloquent!

 

Quant à Hollande qui "ramène sa fraise réjouie", il devrait la faire plus modeste, lui qui fut le président de "la gauche bobo".
Dans le même temps, on ne cesse de nous rappeler qu'il n'y a plus d'argent alors que notre pays, depuis la libération en 45, n'a jamais cessé de s'enrichir. Les salaires sont bloqués. L'emploi continue à être sacrifié. les Services Publics sont démantelés!
Dans les EPAHD, pour ne citer que cet exemple, un rapport parlementaire a admis qu'il y avait une maltraitance institutionnelle. Et pourtant, la réponse du gouvernement fut "... pas les moyens, de faire bouger les choses significativement!" Mais quel est donc cette société qui autorise ainsi que nos ancienNEs soient maltraitéEs ?
Malheureusement il n'y a jamais eu de président des pauvres. Mais en fait peut- il y en avoir ? Nous ne pensons pas. L'émancipation des pauvres sera l'oeuvre des pauvres aux- mêmes! Les acquis sociaux n'ont été arrachés qu'après des luttes âpres et déterminées: la Révolution française, 36, la Résistance, 68, décembre 2015... Les luttes existent aujourd'hui, l'exaspération de plus en plus forte... Il faut fédérer toutes ces colères, imposer la justice sociale et construire des alternatives à ce capitalisme prédateur! Une affaire de pauvres, c'est à dire de salariés, privés ou pas d'emploi! Bref,  de toutes celles et tous ceux qui vivent de leur travail contre ceux qui se nourrissent du travail des autres. Ces derniers ont bien trop à perdre pour vouloir changer quoi que ce soit dans le désordre du monde et même s'il mène au désastre.
le 5 mai 2018