Ce slogan publicitaire date de quelques années maintenant. Reviendrait-il à l'ordre du jour ? On pourrait dire de même en effet des lois Travail Macron et plus particulièrement de la Rupture conventionnelle collective (RCC)! 

Ce dispositif a été fait sur mesure pour les patrons allant même au-delà de leurs espérances: il permet de licencier simplement, très vite et pour moins cher sans avoir aucun motif économique à présenter, aucune contestation juridique possible donc!

 

Ajoutons qu'il n'y a plus obligation pour l'entreprise de faire des propositions de reclassement, des actions de formation ou de soutien à ses employés virés. Enfin, rien n'empêchera le licencieur de ré-embaucher dès le lendemain, sans aucune priorité pour ses anciens employés. Quant aux CDI disparus, ils peuvent ainsi se transformer sans contrainte en contrats précaires! Quant à l'obligation que cette RCC soit approuvée par un accord syndical majoritaire représentant au moins 50 % des salariés, gageons, vu le délitement du mouvement syndical, qu'il ne sera pas trop difficile pour la patronat de trouver quelques syndicats "maison" pour entériner la pilule!

Et pourtant, ces jours derniers les grands médias se sont étonnés que plusieurs grands groupes dont PSA, Pimkie (qui aurait pour l'instant renoncé), Le Figaro... s'intéressent hautement à ce moyen de licencier pratique. Sans oublier tous les autres employeurs qui étudient d'ores et déjà cette possibilité.

Ils auraient tort de s'en priver! Mais ils savent aussi que la RCC ne s'usera que s'ils ne s'en servent pas. Mieux, bientôt, ils exigeront plus encore et Macron est prêt à tout céder! A moins que la riposte s'organise enfin...

Beauvais, le 13 janvier 2018