Certes, le débat sur l'impôt, si inégalitaire, est plus que jamais d'actualité et notre exigence d'une réforme de fond pour un impôt juste, redistributif, au service exclusif du bien être des populations par le moyen des Services Publics entre autres... demeure au coeur de notre soif d'un monde nouveau.
Toutes ces dernières décennies pourtant, les seuls soucis des puissants ont été de dispenser les plus nantis de l'impôt et de réduire les dépenses publiques.

Le résultat est là, éloquent et terrible: l'Ecole publique, l'Université, les hôpitaux, les transports publics... sont en déshérence! Le Marseille populaire qui s'écroule sur ses habitants pauvres en est une autre preuve, terrible! Cela dans un pays qui est tout de même, ne l'oublions pas, la cinquième puissance économique du monde.
Dès lors, la contestation de l'impôt, aujourd'hui la révolte contre le prix des carburants* ... occupent seules l'actualité.
Dans ce débat, incompréhensiblement, une grande absente pourtant: la revendication salariale! Car enfin, c'est bien de leur salaire, fruit de leur travail, que les salariés doivent pouvoir pourvoir à leurs besoins élémentaires pour vivre dignement. Les patrons ne s'y trompent pas pour leur part: un tout récent constat nous apprend que les salaires des grands patrons du CAC 40 ont augmenté de 14 % en un an. Et n'oublions pas les dividendes toujours plus importants versés à des actionnaires pourtant déjà plus que repus.
Alors, Camarades salariés, n'oubliez pas cette exigence essentielle: la revendication salariale! Que la part la plus importante des fruits de votre travail cesse de vous être confisquée!

* Quand la transition écologique demeure quoiqu'on en dise une exigence absolue, urgente et que notre solidarité est entière envers tous ses salariés plus étranglés encore par cette augmentation des coûts du transport. 

 

 

 

Beauvais, le 12 novembre 2018

Les Cheminots poursuivent courageusement leur grève. Seuls, trop seuls! Leur lutte défend pourtant l'intérêt général! Et au- delà ce sont tous les Services Publics qui sont menacés de mort. A l'hôpital psychiatrique de St Etienne du Rouvray, près de Rouen, il a fallu une longue grève de la faim de plusieurs salariés pour arracher la création d'un service dédié à l'adolescence et une partie des postes vitaux réclamés.

Pour revenir au conflit de la SNCF, 3 points ont retenu notre attention:


 

 

 

- L'Etat s'est donc engagé à reprendre une partie de la dette à son compte. Evidemment, le plus injuste eût été que cette dette soit portée par Les Cheminots qui n'y sont strictement pour rien! N'empêche, ce remboursement va enrichir encore des actionnaires pleins aux as et dont le seul mérite aura été de spéculer. Et puis, ce sont donc les contribuables qui rembourseront et l'on sait que les plus riches échappent le plus souvent à l'impôt. Enfin, une fois cette dette effacée, les parties rentables du transport ferroviaire seront refilées au privé qui pourra à nouveau accumuler les profits!

 - Un bilan a été rendu public la semaine passée: celui de l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, du gaz en particulier. Les prix devaient baisser au grand bénéfice des consommateurs... Il n'en a rien été! Par contre les coupures de gaz pour impayés ont explosées laissant des familles dans le plus grand dénuement. Mais pire, on est même tombé dans l'escroquerie, les témoignages de personnes qui ont été bernées, trompées... pour changer de compagnie à leur insu ont été très nombreux. Pour celles et ceux qui doutaient encore de leur attachement aux Services Publics...

 

- Enfin la ligne du Tréport s'est arrêtée pour cause de travaux qui devraient durer un an et demi! Avec un si long chantier, on mesure déjà à quel point la ligne avait été laissée à l'abandon. Mais au bout du compte et une fois que les cars se seront bien installés, redémarrera-t-elle ? Nous en doutons: elle n'est pas "rentable" et la SNCF veut donc la refiler à la Région, elle même financièrement étranglée! La ligne du Tréport, c'est la ligne historique des congès payés en 36. Et ce n'est pas seulement le bruit des trains qui s'est tu mais aussi le bruit des rires d'enfants. Chaque année, aux mois de juillet et d'août, des mômes qui qui ne partent pas en vacances pouvaient aller à la mer gratis ou pour un euro symbolique. Certains venaient même de plus loin, des quartiers populaires du bassin creillois par exemple. Vous imaginez le privé offir de tels services ? Evidemment non!

Des raisons de plus pour nous mobiliser coûte que coûte au côté des Cheminots en lutte!

 

Beauvais, le 10 juin 2018

Nous avions eu le président des riches, nous voici affublés, accablés par le président des plus riches. Même les mesures quasi homéopathiques décidées par Sarkozy sont remises en cause par Macron. Ainsi l'exit taxe qui demandait un "petit geste" aux plus riches qui se délocalisent à l'étranger, en Suisse pour l'essentiel, afin d'échapper à l'impôt, les droits de succession principalement. Une taxe qui rapportait tout de même la bagatelle d'un milliard d'euros! De fait, 42 % des cadeaux fiscaux de Macron profitent aux 5 % les plus riches! Eloquent!

Après le statut de la Fonction Publique en voie de démantèlement, un projet de loi immigration/ droit d'asile qui ne vise qu'à empêcher l'entrée des migrants sur notre territoire, aux refus de séjour et aux expulsions... la SNCF sera la prochaine cible!

La méthode est toujours la même: organiser sciemment le dysfonctionnement pour pouvoir prétendre que le Service public ça ne marche décidément pas puis privatiser, le privé c'est tellement plus efficace!

Aujourd'hui, la SNCF souffre d'un déficit d'investissement datant de plusieurs décennies, de la priorité unilatérale donnée au TGV au détriment des transports du quotidien (RER...), d'une dette largement artificielle (ampute-t-on au transport routier le coût de l'entretien des routes ?...). Quant à la gestion Guillaume Pépy, elle est tout simplement catastrophique!


Trois décennies de suppressions d'emplois, de démantèlements... et les Services Publics sont au bout du bout!
Ces derniers jours ont vu des mouvements forts, désespérés, des SOS... dans les prisons, les hôpitaux, les EHPAD... La Procureure de la République du 93 tire la sonnette d'alarme, etc...
Et Macron s'apprête à accentuer encore la casse, le coup de grâce, avec en ligne de mire la disparition du statut de la fonction Publique puisqu'il y prévoit 120 000 suppressions d'emplois à coup de “départs volontaires”, “... volontaires...” qui peut y croire une seule seconde ?

En fait, Macron parodie Jacques Dutronc en chantant:
"...Moi j'ai un piège à Services Publics, un piège tabou
Un joujou extra qui fait crac boum hu!...”